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La LTDH rejette les peines de prison pour les élèves accusés de triche

La Ligue tunisienne des droits de l’homme (LTDH) appelle à privilégier une approche éducative et disciplinaire dans le traitement des cas de triche aux examens, tout en rejetant le recours aux peines de prison à l’encontre des élèves impliqués.

Dans un communiqué publié lundi, l’organisation indique suivre avec attention les procédures engagées dans le cadre de la lutte contre la fraude aux examens, ainsi que les décisions d’arrestation et de placement en détention visant plusieurs élèves.

Tout en réaffirmant que la triche constitue un comportement « totalement rejeté », portant atteinte au principe d’égalité des chances et à la crédibilité du système éducatif, la LTDH estime que sa répression ne doit pas reposer sur des mesures privatives de liberté, susceptibles de stigmatiser les élèves et de compromettre leur avenir scolaire et social.

Elle plaide pour une réponse fondée sur des mesures pédagogiques, éducatives et disciplinaires, respectueuses des droits de l’enfant et du jeune, et conformes au principe de proportionnalité des sanctions.

L’organisation estime par ailleurs que les peines de prison ne constituent pas une solution efficace pour endiguer le phénomène, soulignant leurs répercussions psychologiques et sociales, dans un contexte déjà marqué par les conditions de détention.

La Ligue insiste également sur la nécessité de s’attaquer aux causes profondes de la triche, notamment les pressions sociales et économiques, les lacunes pédagogiques et le poids des examens dans le parcours scolaire.

Elle appelle enfin à renforcer la sensibilisation à l’intégrité scolaire et à ouvrir un débat national sur la réforme du système éducatif et des modalités d’évaluation, afin de mieux prévenir ce phénomène tout en préservant les droits des élèves.